Cognition et maladie de Parkinson

La cognition c'est l'ensemble des capacités de notre cerveau qui nous permettent de penser, comprendre, apprendre et interagir avec le monde. 

Elle comprend notamment :

  • la mémoire (se souvenir d’informations ou d’événements)
  • l’attention (se concentrer)
  • le langage (comprendre et s’exprimer)
  • le raisonnement (réfléchir, résoudre des problèmes)
  • la planification et l’organisation (prévoir, décider, s’adapter)…

En résumé, la cognition correspond à tout ce qui nous permet de traiter les informations et de les utiliser dans la vie quotidienne.

Existe-t-il des troubles cognitifs dans la maladie de Parkinson ?

Les troubles cognitifs font partie des symptômes non moteurs de la maladie de Parkinson. Ils ne concernent pas tous les patients et leur intensité peut varier d’une personne à l’autre. De même, chez un même individu, ceux-ci peuvent varier en fonction de l’évolution de la maladie et de la prise des traitements mais également de la fatigue, du stress et du mode de vie.

Au début, il s’agit le plus souvent de difficultés légères : ralentissement de la pensée, troubles de l’attention, difficultés à faire plusieurs choses en même temps, ou à organiser et planifier des activités. La mémoire peut sembler moins efficace, surtout pour retrouver une information rapidement, mais les souvenirs anciens restent généralement bien préservés.

Avec l’évolution de la maladie, certaines personnes peuvent développer des troubles plus marqués, pouvant aller jusqu’à impacter l’autonomie au quotidien. Cela peut se traduire par des difficultés importantes dans la gestion du quotidien (ex : oublier de prendre son traitement, difficultés pour organiser et se souvenir de ses rendez-vous, difficultés à initier des activités, etc.) ou des troubles du jugement rendant difficile la prise de décision ou la communication avec autrui.

Il est important de rappeler que ces troubles ne sont ni systématiques ni identiques pour tous. Des solutions existent : adaptation des traitements, rééducation cognitive, activité physique régulière, stimulation intellectuelle et accompagnement psychologique.

Comment les évaluer ?

Si vous souhaitez évaluer votre cognition, il est conseillé d’en parler à votre neurologue qui pourra effectuer une évaluation brève et vous orienter pour effectuer un bilan neuropsychologique plus complet si besoin.

La cognition est alors évaluée à l’occasion d’un bilan neuropsychologique comprenant un entretien et des exercices permettant d’apprécier le fonctionnement de chacune des fonctions. Celui-ci est long (environ 2h) et peut être proposé par un neuropsychologue ou un orthophoniste.

Comment y remédier ?

Il est possible de prévenir et d’entretenir ses fonctions cognitives, en favorisant plusieurs éléments :

  • Avoir des interactions sociales (ex : voir régulièrement ses proches, participer à des activités de groupe, faire du bénévolat dans une association, etc.)
  • Pratiquer une activité physique adaptée régulière qui vous plaît
  • Maintenir des activités dites ‘intellectuelles’ et/ou ‘manuelles’ (ex : lecture, cuisine, poterie, aquarelle, sorties au musée, chanter, jardiner, jeux de société, etc.). Pour cela, il existe des applications et/ou sites Internet permettant de réaliser des exercices quotidiens à Lumosity, CogniFit, BrainGymmer…
  • Apprendre à gérer ses émotions que ce soit au travers d’un accompagnement psychologique ou d’activités de relaxation (ex : cohérence cardiaque, sophrologie, etc.)
  • Prendre soin de sa vue et de son audition, en allant régulièrement consulter un ophtalmologue et un ORL.

Ainsi, pour entretenir ses fonctions cognitives, il est important de diversifier ses activités et d’être régulier.

En cas de troubles cognitifs avérés, il pourra également vous être conseillé de suivre des séances de rééducation cognitive, à réaliser auprès d’un neuropsychologue ou d’un orthophoniste.

En résumé

1.     Certaines fonctions cognitives peuvent être diminuées dans la maladie de Parkinson. Mais cela ne s’exprime pas systématiquement dès le début de la maladie et ne concerne pas tous les patients.

2.     Il est conseillé d’en parler à votre neurologue si vous vous sentez concerné. Il pourra vous proposer de les évaluer ou vous orienter.

3.     Pour maintenir un bon fonctionnement cognitif, il faut diversifier ses activités (activité physique adaptée, activité sociale, activité intellectuelle et manuelle) et prendre soin de soi (bien-être et suivi de son audition et vue).


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